lundi 15 août 2016

A Jésus, par Marie !

Assomption 2016

La fête de l'Assomption signifie que, selon la fol de l'Eglise catholique, Marie a été glorifiée par Dieu immédiatement après sa vie terrestre, qu'elle est entrée pour toujours dans la gloire éternelle, la gloire de son Fils ressuscité ! C’était également l'ardent désir que manifestait St Paul : "Je voudrais bien m’en aller, disait-il, pour être avec le Christ, avec le Christ en gloire".  C'est l'ardent désir de tous les saints. Ce doit être notre désir, à nous aussi... !
Pour nous, la mort n'est que l'avant-dernière étape de notre vie ; c’est l'entrée dans la gloire divine qui sera la dernière. Pour Marie, mère de Jésus, ces deux étapes se confondent ; elles n’en font qu’une seule !

Aussi, écoutons aujourd'hui, comme pour nous-mêmes, trois paroles que Marie a prononcées et qui résument bien toute sa vie, vie qui, pour nous, est un modèle, si nous voulons parvenir à la gloire de son divin Fils !

I. LE JOUR DE L’ANNONCIATION, quand elle a compris qu'elle serait la mère du Messie, elle a dit : "Je suis la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon sa Volonté !"
Marie toujours dit “0Ul” à Dieu, à tout ce que Dieu attendait d'elle.
Elle faisait partie du petit peuple de Nazareth, de ces gens tout simples, habitués à s'entre aider mutuellement. Ainsi, l'évangile d'aujourd'hui nous la montre chez sa cousine Elisabeth qui attendait, elle aussi, un enfant, celui qui serait Jean-Baptiste. Que vient-elle faire ? Tout simplement l'aider, comme une amie, une parente qui vient rendre service !
Oui, Marie a été, en toute circonstance, celle qui sert, la toute première collaboratrice de Dieu en vue du salut du monde. La toute première collaboratrice, mais sans prétentions, comme une humble servante, dans l'ombre de Jésus.

Elle faisait également partie de ce groupe de femmes qui souvent suivait le Christ et les Apôtres pour pourvoir à leurs besoins : Marie, mère de Jésus, était là, parmi les apôtres, comme elle sera au pied de la croix sur le Calvaire, toujours disponible, prête à tout, gratuitement, amoureusement, silencieusement.
Oui, Marie est le modèle du chrétien. Jésus dira plus tard : "Je ne suis pas venu pour être servi, mais pour servir". Il était donc convenable que le Fils tienne de sa mère.
Soyons également fils de Marie-Servante pour être véritablement frère de Jésus-Sauveur !

2. Femme de service, nous retrouvons Marie aux NOCES CE CANA, non pas assise à la première place auprès des mariés, mais dans les cuisines, du côté de ceux qui servent. Et elle est attentive aux besoins de la noce ! Or, elle s’aperçoit qu’il n’y a plus de vin ! Elle le dit à Jésus, puis se tourne vers les serviteurs : "Faites tout ce qu'il vous dira", ordonne-t-elle !

C'est ce que Marie nous dit à nous aussi quand nous la prions, quand il nous arrive de ne plus avoir de vin avec toute la richesse et la joie qu'il symbolise.
Marie nous renvoie sans cesse à Jésus, parce qu'elle à été créée pour Jésus. Oui, Dieu l'a préparée, un peu comme on prépare un berceau : ce qui compte, c'est l'enfant ! En Marie, ce qui compte, c'est Jésus. Marie ne veut pas qu'on la prie pour elle-même, mais pour que nous écoutions davantage Jésus et que nous nous attachions à Lui.

Parfois, on a eu tendance à exalter Marie pour elle-même, en oubliant que son rôle à été de nous donner Jésus et qu'elle nous renvoie sans cesse à Jésus. La manière traditionnelle de représenter Marie a toujours été de la représenter avec Jésus, nous montrant Jésus, nous donnant Jésus. "Le culte de Marie n'est pas un but en lui-même, écrivait naguère le Pape Paul VI, mais le chemin qui nous conduit a Jésus-Christ”.
Dans les divers services qui sont les nôtres, prions Marie-Servante et Mère de Jésus. Ecoutons-la nous dire : "Faites tout ce qu'il vous dira" !

3. Faisant ainsi, nous pourrons accomplir notre service ici-bas, en disant et répétant comme Marie : “Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur !"
Dieu nous à créés pour la vie. Dieu nous a créés pour la joie. Marie a goûté durant sa vie toutes les joies des jeunes filles, des fiancées, des femmes, des mamans, toutes les joies de la vie…
Elle connut, bien sûr, des moments de souffrance ; elle a suivi Jésus jusqu'au Calvaire. Mais sa foi l'a aidée, soutenue, et, bien que ce ne soit pas dit dans l’évangile, on peut supposer sa joie quand elle a retrouvé Jésus ressuscité après Pâques !
Et maintenant, elle connaît la joie éternelle !

Nous aussi, nous sommes faits pour la joie ! En cette période de vacances où beaucoup goûtent les joies de la détente… des rencontres diverses, nous nous surprenons à rêver d’une vie où les soucis auraient complètement disparu, où ce serait toujours la paix, l’entente et l'amitié fraternelle avec tous ; où nous pourrions découvrir la beauté parfaite, la pureté parfaite, l’amour parfait !
Et bien, ce rêve ne vient pas du besoin de nous évader d'un monde trop dur ! Il surgit en nous tout simplement parce que c'est là notre avenir, l'avenir pour lequel Dieu nous a faits, l'avenir que nous devons préparer dès maintenant dans notre vie quotidienne, l'avenir qui est devenu pour la Vierge Marie le présent, le présent éternel et définitif.

Oui, Marie, c'est une femme de chez nous, une femme semblable à toutes les femmes de tous les temps, qui, la première, est entrée dans ce monde de Dieu, où seront réalisées d'une manière définitive, toutes nos aspirations à la vie, a la beauté, au bonheur et a l'amour.
Marie nous en indique le chemin :
Servir : "Je suis la servante du Seigneur"
Suivre Jésus : "Faites tout ce qu'il vous dira" !
Et rendre grâce au Seigneur : "Mon âme exalte le Seigneur, exulte de joie en Dieu mon Sauveur !"

Oui, confions-nous à Marie. Et pour terminer, je me permets de vous transmettre ce que le pape François disait aux prêtres à l'occasion de l'Année jubilaire de la Miséricorde :
"Le "oui" libre de Marie à la grâce est l’image opposée au péché qui a conduit le fils prodigue au néant...
Marie porte en elle-même une miséricorde qui est à la fois vraiment sienne, et vraiment ecclésiale.
Comme elle le dit dans le "Magnificat" : elle se sait regardée avec bonté dans sa petitesse et elle sait voir comment la miséricorde de Dieu atteint toutes les générations.
Elle sait voir les œuvres que cette miséricorde déploie et elle se sent "accueillie" par cette miséricorde.
Elle garde la mémoire et la promesse de la miséricorde infinie de Dieu pour son peuple. 
Son "Magnificat" est le "Magnificat" d’un cœur qui regarde l’histoire et chaque personne avec sa miséricorde maternelle".